Accueil Bulletin Nouvelles Ecole de Jimma Nos actions dans le Kaffa L'Éthiopie Photos Contacts Parrainage Adhésion Partenaires
Photos d'Ethiopie



Document sans nomDocument sans nom
Nouvelles 2012

Nouvelles

Un voyage enrichissant

« Soleil d’Ethiopie » est une petite association au service d’enfants éthiopiens. Elle a été créée en 2001 pour répondre à l’appel d’une enseignante éthiopienne qui désirait monter une école pour les enfants les plus pauvres à Djimma dans le Sud-ouest du pays, une ville de 250.000 habitants environ. Ainsi, depuis plus de 10 ans, cette école assure l’éducation de jeunes élèves âgés de 3 à 8 ans et leur fournit un repas quotidien. Ils sont actuellement 177 (alors qu’on nous en avait annoncé 157 seulement !). En outre, l’association soutient ponctuellement des centres nutritionnels dans des villages très reculés : construction et réparation de locaux, achat de terrains, de bétail, d’uniformes scolaires, de réservoirs pour l’eau...

 

Le suivi se fait par l’intermédiaire d’une Française vivant sur place et par des voyages réguliers entièrement payés par ceux qui y participent.

 

 

 

 

A propos de voyage, nous en avons fait deux en 2012 ; pour le second, effectué au mois de novembre, nous étions accompagnés de six autres personnes désireuses de s’engager davantage : 4 Tourangeaux, un Breton et un Grenoblois. Les compétences et expériences de chacun étaient très variées : il y avait un journaliste d’Ouest-France en mission, un informaticien, une infirmière, etc... Ce voyage n’a duré qu’une douzaine de jours en raison des contraintes professionnelles de certains mais il a été extrêmement dense.


Notre première étape a été l’école de Djimma et tout le monde a été agréablement surpris par la qualité de cet établissement, tant en matière de locaux qu’en matière d’équipement. Il s’agit en effet d’une école utilisant la pédagogie Montessori qui demande une grande disponibilité de la part des enseignants ainsi qu’un matériel important et difficile à se procurer en Ethiopie ; une grande partie a d’ailleurs été fabriquée spécialement par Gete la directrice sur son temps libre. Nous avons pu admirer aussi le jardin qui permet de compléter et d’améliorer la nourriture. De plus, il a été précisé que les parents devaient participer sous une forme ou une autre : un peu plus de 50 versent une somme adaptée à leurs possibilités ; les autres viennent sur place pour entretenir les locaux, les uniformes ou cultiver le jardin.

Nous avons ensuite poursuivi notre déplacement à 120 kilomètres plus loin vers Bonga et ses environs où nous sommes restés 6 jours.

La première visite a été pour l’internat de Chiri financé par les lecteurs d’Ouest-France ; il accueille 16 jeunes filles originaires de campagnes très reculées ; certaines sont issues de minorités marginalisées. Elles partagent 4 chambres et ont deux pièces communes à leur disposition, la salle à manger et la salle de travail.

Au retour, nous sommes allés à Shapa où nous avons passé une nuit dans des conditions assez précaires à proximité d’un petit centre nutritionnel destiné aux enfants des environs. Ensuite, nous nous sommes rendus à Dekia après un long déplacement à pied et à dos de mule : nous avons vu un « internat » très vétuste ; ce bâtiment date de plus de 50 ans et il héberge 19 garçons dans des conditions que l’on peut qualifier d’indignes : il faudrait en construire un neuf comme à Chiri… A deux heures de marche au delà, se trouve Luwan peuplé uniquement de minorités et sa petite école privée bien modeste qui a été financée par la FAO il y a une dizaine d’années. Deux jours plus tard, nous sommes retournés à Bonga ; sur la route, nous avons visité Bitta et son jardin d’enfants ainsi que les terrains et les ruches que nous avons achetés au cours des deux dernières années. Enfin le lendemain nous avons assisté à Meduta à la grande fête de Saint Michel et sa longue procession autour de l’église après l’office.

Ce voyage a été marqué par des épisodes assez pittoresques : la traversée d’un pont dont les planches posées sur le métal avaient tendance à se déplacer dangereusement au passage des véhicules, le marché à Dekia où les Blancs que nous étions devenaient de véritables bêtes curieuses, la marche difficile dans une boue où nos pieds se trouvaient englués, les cris nocturnes des singes auxquels répondaient les aboiements féroces des chiens à Shapa, l’absence fréquente d’électricité qui nous faisait écourter nos soirées, les déplacements de plusieurs heures sur des mules au pied sûr certes mais dont le dos n’offrait pas beaucoup de confort, la promenade à la grande cascade près de Bonga…
Cependant, ce qui nous a le plus frappés, c’est le dénuement des gens qui nous a fait prendre conscience que nous sommes, en fin de compte, des nantis et que nous avons un devoir de solidarité à l’égard de ceux que
nous avons côtoyés pendant quelques jours. La gentillesse et le sens de l’accueil de tous ces pauvres sont également une leçon pour nous qui vivons dans un monde où l’individualisme et l’égoïsme font des ravages. Voyage fatigant pour tous, mais inoubliable pour la plupart d’entre nous car il a été l’occasion d’une expérience très enrichissante.

Élisabeth et Jean-Louis Bélet
jean-louis.belet@orange.fr
www.soleil-ethiopie.fr

Nouvelles

L’ETHIOPIE DECAPITEE ET PROFONDEMENT ENDEUILLEE

Si vous avez un peu suivi l’actualité de l’Ethiopie, vous aurez appris le double deuil qui a frappé le pays au mois d’août.


En effet, le 16 août, l’Abuna PAULOS, 76 ans, patriarche copte d’Ethiopie, est décédé. C’était une personnalité éminente dans le pays. Il a été inhumé le 23 août au cours de funérailles nationales. L’église copte éthiopienne qui est un peu l’âme de ce pays le plus peuplé d’Afrique (85 millions d’habitants) se cherche donc un nouveau guide spirituel.


Puis, dans la nuit du 20 au 21 août, c’était le tour du Premier Ministre, MELES ZENAWI. Il avait disparu de la scène publique depuis le mois de juin et tous s’interrogeaient sur son état de santé ; c’est à Bruxelles où il était soigné qu’il est décédé à l’âge de 57 ans. Tigréen du Nord, d’une intelligence rare, il menait depuis 22 ans l’Ethiopie vers le développement et l’ouverture au monde avec succès, même s’il a beaucoup utilisé le prétexte de la lutte contre le terrorisme islamique pour tenir le pays d’une poigne de fer au grave détriment des libertés individuelles.

Lui aussi a été inhumé au cours de funérailles nationales le 2 septembre. Le Premier ministre éthiopien par intérim HAILE MARIAM DESALEGN, un homme du Sud, a d’abord été élu président de l'EPRDF (Front Démocratique Révolutionnaire du Peuple Ethiopien), la coalition au pouvoir avant d’être nommé le 21 septembre à la tête de l'exécutif. Il a 47 ans et on espère qu’il aura l’envergure pour assurer la relève, maintenir la paix, oeuvrer pour l’unité, le développement et la justice. Il devrait rester en fonction au moins jusqu’aux prochaines élections en 2015.


L’ETHIOPIE vient donc subitement d’entrer dans une période très incertaine, alors que le contexte politique dans la Corne de l’Afrique est toujours difficile. De plus, le Président de la République dont le rôle n’est qu’honorifique, est âgé et très malade depuis longtemps.


La disparition du Premier Ministre a eu des conséquences pratiques même au niveau de l’école de Djimma. En effet, nous avions envoyé en mai et juillet 3.770 € pour acheter des appareils de duplication. Ces derniers ont été bloqués à la douane pendant plusieurs semaines. Ce n’est que maintenant qu’ils viennent d’arriver à l’école !

L’école de Djimma

Voici quelques nouvelles.
La rentrée scolaire s’est déroulée en septembre. Un niveau supplémentaire a été ouvert : il s’agit du grade 2 (= CE 1). L’effectif est passé de 132 enfants à 157 et il a donc fallu embaucher un enseignant. Cela signifie une augmentation des dépenses de fonctionnement : de 1.150€ par mois, elles sont passées à 1.400€. A cela s’ajoutent bien entendu les frais d’équipement : cette année ils s’élèvent pour le moment à 4.816€ (uniformes et matériel pour la nouvelle classe, appareils de duplication).

Or, pour diverses raisons, le loto géant organisé chaque année au mois de décembre en Bretagne au profit de « Soleil d’Ethiopie » n’aura pas lieu. C’était la principale source de financement puisque le bénéfice était compris entre 8.000 et 10.000€.

Il est donc plus que jamais nécessaire de nous mobiliser pour trouver de nouvelles sources de revenus.

Nous retournons en Ethiopie au mois de novembre* et nous ferons le point avec Gete ; nous vous tiendrons informés avant Noël.

*Chaque voyage que nous effectuons sur place (cette année c’est le deuxième) est à nos frais ; l’association ne finance pas ces déplacements.


Nouvelles

Fin d’année scolaire 2011-2012

Comme chaque année désormais à la fin du mois de juin et au début juillet, une fête est organisée à l’école Yahwe Nesi de Djimma. Parents, enfants, amis, voisins, tout le monde assiste à la remise des diplômes et aux petits spectacles dont les élèves sont les acteurs. Les quelques photos ci-jointes parlent d’elles-mêmes.

L’utilisation des petits cuiseurs à économie de bois est bien devenueune réalité dans l’école. Sur la photo on voit un de ces cuiseurs à côté d’un feu « normal » ; il utilise environ 10 fois moins de bois ; les parents sont ainsi initiés à cette façon plus économique et donc plus écologique de procéder. Le matériel employé provient essentiellement de la récupération de bidons métalliques. Enfin, nous avons débloqué les fonds pour l’achat d’un dupli-copieur dont l’école a besoin (plus de 70.000 photocopies par an). En effet, les livres n’existent pas et il est indispensable que les élèves aient des supports pour l’apprentissage ainsi que pour certains exercices. Les tirages limités seront faits avec une imprimante que nous avons aussi achetée. Le prix de ces deux appareils avec leurs fournitures s’élève à 3.770 €. Dans un tout autre ordre d’idée, l’association Ouest-France-solidarité nous a versé à la fin du mois de juin une seconde subvention pour terminer l’internat de Chiri dans la région de Bonga : 6.000 €. Cette somme, comme convenu, a été entièrement affectée aux finitions (1.800 €) et à l’équipement (4.200 €) de cet internat. Cette construction sera réservée dès la rentrée à des collégiennes issues de minorités. De toute façon, nous irons voir sur place cette réalisation en novembre prochain, au cours du second voyage que nous effectuerons cette année.

Votre fidélité est plus que jamais nécessaire pour que l’école de Djimma puisse proposer un cycle primaire complet.


Nouvelles

La pédagogie Montessori à l’école de Djimma

L’école Yahwe Nesi de Djimma a été créée en 2001 par Gete Bekalo, une jeune enseignante éthiopienne. Elle travaillait auparavant dans un grand complexe scolaire de Djimma. Elle avait été formée à la méthode Montessori. De quoi s’agit-il exactement ? Maria Montessori (1870-1952) est née en Toscane. A l’origine, c’était un médecin et elle s’était consacrée à l’éducation d’enfants handicapés mentaux. Elle a ensuite cherché à étendre son expérience pédagogique aux enfants normaux ; c’est ainsi qu’elle a mis au point une méthode d’enseignement basée sur l’éducation sensorielle, le développement de la mémoire et la liberté active de l’enfant dirigé sans contrainte par l’éducateur. Cette méthode exige une grande disponibilité de la part de l’enseignant et un matériel pédagogique important. Il existe des écoles Montessori en France et un peu partout dans le monde (22.000) et elles sont reconnues comme étant des écoles de grande qualité. En Ethiopie, il faut avouer qu’en général l’enseignement n’est pas d’un très bon niveau, faute de moyens et aussi faute de formation des enseignants.

D’ailleurs, le jardin d’enfants n’existe pas officiellement dans le public. Notre école est Une ambiance de grande liberté Petites lettres mobiles en caractères amhariques Puzzles, tissus, fermeture éclair : observation et habileté manuelle Lettres amhariques en relief confectionnées par Gete donc une exception et est reconnue à Djimma pour sa grande qualité. Ceci est d’autant plus remarquable que cette école est destinée aux plus pauvres de la ville. La méthode Montessori est appliquée aux jeunes élèves de maternelle. Pour le primaire, la pédagogie est plus traditionnelle mais l’esprit reste le même : disponibilité et sérieux des instituteurs, respect de l’enfant qui n’est jamais passif, mise en valeur du positif.

Chaque enseignant de maternelle est secondé par une assistante. Bien entendu, tout le matériel pédagogique dont nous présentons quelques photos sur ce document peut nous sembler assez banal parce que nos écoles en Europe sont très bien équipées. Il faut relativiser les choses et être conscient qu’en Ethiopie et en Afrique, c’est tout à fait remarquable.

On peut préciser aussi que ce matériel n’existe pas toujours sur place ; il faut donc que Gete le confectionne elle-même pendant ses vacances. Le choix des élèves se fait par l’intermédiaire du « kebele », la plus petite division administrative de la ville. C’est une école privée puisqu’elle est financée par « Soleil d’Ethiopie », elle accueille gratuitement les enfants les plus pauvres ; afin de favoriser la mixité sociale (à la demande des autorités), des enfants issus de milieux un peu plus aisés sont admis en échange d’une participation financière.

Merci de votre fidélité

Nouvelles



























Quelques images de l’école de Djimma

1 – L’école Yahwe Nesi

Voici quelques images reçues dans le courant du mois de décembre ; certaines peuvent nous faire rêver car l’hiver n’est pas partout le même…








Depuis le début du mois de février, nous avons embauché une nouvelle institutrice afin de décharger Gete de son travail d’enseignement proprement dit. Elle pourra ainsi se consacrer davantage à ses travaux d’organisation et de direction. Nous serons sur place à la fin du mois de mars afin d’examiner comment envisager l’avenir.

2 – Centres nutritionnels



Une microréalisation :

Dans les nouvelles envoyées au début du mois de novembre 2011 (« Espoirs et promesses »), nous avons publié la photo de ce petit centre nutritionnel ; nous la reproduisons ci-contre. Il s’agit d’une construction traditionnelle très rudimentaire démunie de tout : pas de mobilier, ni de vaisselle, ni de toilettes. Nous avons décidé d’équiper ce petit centre de façon à ce que les enfants soient accueillis plus décemment. Voici quelques photos qui montrent comment l’argent a été utilisé :

L’internat de Chiri que les lecteurs du journal Ouest-France ont financé est en cours d’achèvement ; nous comptons le visiter à la fin du mois de mars. Vous recevrez le bulletin 2012 après notre retour d’Ethiopie dans deux mois environ. ; il fera un point complet sur ce qui est en cours de réalisation.

Merci de votre fidélité.
Elisabeth et Jean-Louis Bélet

Nouvelles

Meilleurs voeux (suite)

Voici quelques photos faites à l’école de Djimma au moment de Noël et de notre nouvelle année. Elles ont été faites spécialement pour vous, parrains et donateurs, car pour les Ethiopiens la nouvelle année commence le 11 septembre. Nous les avons reçues dernièrement. Elles se passent de tout commentaire superflu.

Gete Bekalo la jeune directrice de l’école avec quelques enfants en tenue traditionnelle

Nous en profitons pour vous renouveler tous nos meilleurs voeux pour 2012

Elisabeth et Jean-Louis Bélet

Nouvelles

Meilleurs voeux

Ce qui nous rassemble, le bien-être des enfants éthiopiens, donne tout son sens à ces voeux. Nous les exprimons en pensant aux plus défavorisés.
Puisse cette nouvelle année nous aider à nous investir toujours plus auprès d’eux.

www.soleil-ethiopie.fr

Quelques images de l’école de Djimma

Voici quelques images reçues dans le courant du mois de décembre ; certaines peuvent nous faire rêver car l’hiver n’est pas partout le même…

Des cultures dans le potager à gauche près de l’école : blettes et choux


Ci-dessous des légumineuses en cours de séchage près de la cuisine


L’année scolaire se déroule sans problème pour les 132 petits élèves. Cependant, nous nous demandons toujours si nous pouvons agrandir l’école afin d’accueillir un niveau de plus l’an prochain. Le point doit être fait d’ici le mois de mai. Nous en reparlerons.

L’internat de Chiri


Dans le dernier bulletin, nous avions parlé de l’internat de Chiri (région de Bonga à 150 km au delà de Djimma) dont nous envisagions la construction grâce à l’aide des lecteurs d’un grand journal de l’Ouest. Les travaux sont commencés et le bâtiment devrait normalement être achevé dans un peu plus de deux mois. Nous rappelons que ces fonds avaient été versés spécifiquement pour que de jeunes collégiens issus de peuples marginalisés puissent bénéficier d’un internat leur permettant de poursuivre leurs études à Chiri, loin de leurs villages. Cet internat sera donc opérationnel dès la rentrée scolaire prochaine.
Ci contre, le bâtiment principal en cours de construction

Merci de votre fidélité.
Pour « Soleil d’Ethiopie », Elisabeth et Jean-Louis Bélet






 

Copyright © 2019 by Soleil d'Éthiopie  |  Powered by Soleil Éthiopie © 2001-2019 .  |  Design by Soleil d'Éthiopie