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Nouvelles 2018

 

Nouvelles Août 2018

été 2018

 

1. Une mise au point nécessaire

 

 

Certaines rumeurs alimentent des inquiétudes infondées. C’est ce qui se produit avec la réforme fiscale.
Que change donc le prélèvement à la source pour les dons aux associations ?

 

 

  1. Pour les donateurs : Rien, les dons effectués au cours de l’année 2018 donneront droit à une réduction d’impôt, qui sera automatiquement calculée au moment de la déclaration mi-2019. Les dons effectués au cours de l’année 2019 seront
    déclarés courant 2020. Mi-2020, une régularisation aura lieu, etc.

  2. Pour les associations : Rien. Les associations d’intérêt général (comme « Soleil d’Éthiopie) continueront à envoyer les reçus des dons.
    (Source : Direction Générale des Finances Publiques)

 

 

2. L’école de Djimma

Voici l’évolution des effectifs depuis le début en 2001 : comme on peut le constater, l’augmentation est importante depuis 2010 (de 100 élèves environ en 2010 à 375 en juin 2018). Et on doit s’attendre à ce que ces effectifs augmentent encore à la rentrée de septembre avec l’ouverture d’un niveau supplémentaire (grade 7 qui correspond approximativement à notre 4ème).
Se pose donc la question du coût de fonctionnement. Comme nous le disions dans les nouvelles précédentes, nous constatons un léger tassement des dons de particuliers. Si nous n’arrivions plus à financer cette école, que se passerait-il ? Le directeur serait obligé de recruter des élèves qui auraient les possibilités de payer une scolarité et l’école changerait de nature : au lieu d’être une école pour les plus pauvres, elle deviendrait une école pour riches ; en effet, elle a une excellente réputation à Djimma et tout le monde veut s’y inscrire. Les plus pauvres ne seraient plus qu’une minorité. Nous n’en sommes pas là mais il faut y penser… Nous versons 3.750 € chaque mois (10 € par enfant, scolarité et repas de midi), somme bien difficile à réunir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au mois de juin, une petite fête a eu lieu pour marquer la fin du cycle primaire pour 63 élèves. De nouveaux uniformes ont été utilisés, comme on le voit sur la photo ci-contre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. L’école de Wush Wush dans le Kaffa

En juin, nous cherchions 3.000 € pour financer l’équipement de l’école publique de Wush Wush ; c’est chose faite grâce à la Fondation La Valinière que nous remercions très sincèrement pour la confiance que ses responsables continuent de nous manifester. Cette somme a été envoyée le 3 juillet pour qu’à la rentrée tout soit prêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci de votre fidélité

 

 

Nouvelles Juin 2018

Début d’été 2018

 

1. La situation politique en Éthiopie

 

 

 

 

 

Nous avions fait état de troubles persistants en Éthiopie depuis fin 2015. Finalement, le 2 avril 2018, après des mois d’agitation qui avaient abouti à la démission du Premier Ministre le 15 février, un nouveau Premier Ministre a été nommé : Ably Ahmed Ali, un Oromo pour la première fois. Sa personnalité est le reflet du multiculturalisme religieux : né d’un père musulman et d’une mère orthodoxe, il est lui-même protestant.
Lors de son discours d’investiture, il a promis une réforme politique afin de promouvoir l'unité de l'Éthiopie. Il a contacté le gouvernement érythréen pour résoudre le conflit frontalier entre les deux pays. Son attitude a suscité l'optimisme et a reçu un accueil extrêmement positif de la part des Éthiopiens, y compris des groupes d'opposition politique. Les échos que nous avons depuis notre retour sont tous encourageants : les tensions ont cessé, le réseau Internet est rétabli, il n’y a plus de barrages sporadiques sur les grands axes routiers, l’état d’urgence est levé depuis peu…

 

 

2. L’école de Djimma

La fin de l’année scolaire approche. Grâce à la participation accrue de l’association grenobloise « Promesse », nous pouvons désormais verser la somme que Behailu nous avait demandée afin de pouvoir mieux payer les enseignants : 3.750 € par mois au lieu des 3.500 que nous lui avions promis. C’est une excellente nouvelle.

 

 

Par contre, les dons des particuliers sont en baisse depuis le début de cette année… oublis, lassitude, difficultés économiques, les raisons sont multiples. C’est donc pour nous l’occasion de nous poser la question de l’avenir de cette école atypique de Djimma puisqu’elle a été voulue exclusivement pour les plus pauvres de la ville. Nous en reparlerons.


Par contre, le directeur Behailu fait tout ce qu’il peut pour trouver des aides sur place. Ainsi, une ONG locale lui a fourni des tables et des chaises ; l’université de Djimma lui a promis des ordinateurs pour l’an prochain ; il a pris contact avec l’école de formation Montessori pour aider ses enseignants à mieux utiliser cette pédagogie en vigueur au jardin d’enfants ; enfin il vient de faire rénover la clôture de l’école sans financement spécifique de notre part : des tôles neuves ont été placées.

 

 

3. L’école de Wush Wush

Grâce aux Fondations La Valinière et La Ferthé qui nous avaient versé respectivement 13.000 et 5.000 € fin 2017, la reconstruction d’une partie de l’école publique de Wush Wush (deux salles de classe) s’est poursuivie. Cette reconstruction nous avait été instamment demandée par un prêtre catholique, Abba Samuel Yohannes. Les photos montrent l’avancement progressif des travaux ; les portes et fenêtres sont sur le point d’être placées. La population locale a apporté une aide notable, ce qui a permis de limiter les coûts. Il nous faudrait maintenant un financement pour l’équipement de ces nouveaux locaux : 3.000 € seraient nécessaires...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles Février 2018

Un engagement plus fort pour l’école de Djimma

 

 

 

 

 

Nous rentrons d’Éthiopie après un séjour de cinq semaines. Nous aimons ce pays et en même temps nous sommes inquiets. En effet, nous avons été témoins de tensions politiques qui dégénèrent en manifestations ou blocages souvent assez violents. Ainsi, le jour où nous avons quitté Djimma, le 12 février, 6 morts ont été déplorés dans cette ville où se trouve notreécole. Plus que jamais, notre engagement continue au service de l’éducation des enfants et de leurs parents.

 

 

Nous avons effectué notre première visite le 26 janvier en compagnie de deux membres de l’association « Promesse» de la région de Grenoble (cette association contribue au fonctionnement de l’école pour un montant de 450 € chaque mois).

 

 

 

Nous avons été reçus chaleureusement : les enseignants avaient organisé une fête grâce à un club de théâtre en lien avec le programme d’histoire de l’Éthiopie ; il s’agissait de mettre en scène Ménélik II et la reine Taïtou qui ont refait l’unité du pays à la fin du XIXème siècle.

 

 

 

Nous avons fait le point avec les deux directeurs, Behailu et Wasihun. L’école compte 375élèves depuis le jardin d’enfants jusqu’au grade 6 (plus ou moins équivalent de notre 5ème). 195 enfants sont nourris tous les jours (les autres, de famille plus aisées, apportent leur nourriture). Il y a 28 salaires à assurer en comptant les 3 gardes et les personnes de service.

 

 

 

 

Au mois de septembre prochain, le grade 7 va s’ouvrir ; cela entraînera encore une augmentation des effectifs. Le laboratoire est installé dans un bâtiment en tôle qui ne nous a rien coûté ; il commence à s’équiper grâce au versement de 3.380 € effectué en décembre.
Au vue de cette situation, nous avons décidé d’augmenter nos versements pour le fonctionnement : à partir du mois d’avril, nous enverrons 3.500 € par mois (au lieu de 3.000 jusqu’à présent). Cela représente un gros effort, absolument indispensable si nous voulons fidéliser les enseignants, souvent attirés par l’enseignement public où les salaires sont plus élevés (mais les conditions de travail moins favorables).

Le lendemain de notre arrivée, nous avions prévu une réunion avec les parents afin de leur faire prendre conscience qu’eux aussi devaient s’engager dans l’éducation effective de leurs enfants, qu’ils devaient s’engager pour que cette école vive longtemps ; nous les avons incités à chercher des idées pour trouver des fonds. Enfin, nous avons visité quelques familles parmi les plus pauvres, notamment celles qui ont déjà bénéficié d’un micro-programme : ainsi, une maman fait et vend des galettes d’injira (galettes de teff, base de l’alimentation), une autre vend des légumes…


Élisabeth et Jean-Louis Bélet

 

 

 

 

 






 

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