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Nos actions dans le Kaffa



L’Ethiopie est devenue République populaire en 1974 à la chute du NEGUS Haïlé Sélassié 1er, puis République Fédérale et Démocratique d’Ethiopie en 1993 après le départ du dictateur MENGISTU HAILE MARIAM. Le pays figure depuis des années parmi les cinq pays les plus pauvres de la planète. Guerre civile, sécheresses, famines, propagation du sida sont quelques-uns des maux dont souffre cette population de 85 millions d’habitants aussi pauvres matériellement que riches culturellement.

La ville de Bonga, capitale de la province du Kaffa, est située à 470 km au sud-ouest d’Addis Abeba, à une altitude de 1 800 m, au coeur de la forêt tropicale abondamment arrosée à la saison des pluies. Elle est entourée de sommets dépassant 2 500 m. Elle compte entre 12 000 et 15 000 habitants. Elle possède quelques centaines de mètres de route asphaltée. Hétéroclite, elle s’est développée de façon anarchique.
L’absence d’infrastructures de base, le très faible niveau d’éducation (taux d’alphabétisation et de scolarisation inférieurs à 35%), les énormes problèmes sanitaires font du Kaffa une région très pauvre. Des gens menant une vie simple mais décente côtoient le handicap et la misère. Les femmes qui affrontent les travaux les plus durs font preuve de beaucoup de courage. Les agriculteurs soumis pendant des siècles à un système agraire
Kaffa féodal, puis à la collectivisation des terres et à leur redistribution sans titre de propriété, atteignent à peine l’autosuffisance alimentaire. Les gouvernements successifs issus des ethnies du Nord du pays ont souvent oublié ces contrées du Sud récemment rattachées à l’Ethiopie (fin du XIXème siècle). Et lorsqu’on quitte les pistes, on a l’impression d’un retour au Moyen Age. Personnes et animaux vivent ensemble dans des huttes de terre et de torchis constituées d’une seule pièce où on dort, on cuisine, stocke la récolte, parque les animaux…
La population est constituée d’ethnies différentes ; certaines d’entre elles sont des minorités défavorisées et marginalisées. C’est en priorité à elles qu’est destinée notre action.

 

I – Construction de deux internats

Certains villages se trouvent isolés à des heures de marche de l’école la plus proche. La seule possibilité pour des jeunes d’être scolarisés est de loger sur place. D’où la nécessité de construire des internats.

1 – L’internat de Chiri

Voici le témoignage du journaliste d’Ouest-France qui l’a visité et qui a participé à son inauguration en novembre 2012 :

A Chiri, des jeunes filles et des fleurs sous le soleil d'Ethiopie

 

 

Elles sont venues, elles sont toutes là. Les 16 pensionnaires du nouvel internat de Chiri se sont mises sur leur 31. Elles nous attendent de pied ferme, au bout d'un chemin pavé de fleurs. Elles chantent. Un large sourire illumine leurs visages. Et l'odeur du café qu'elles préparent pour fêter l'arrivée des voyageurs embaume l'atmosphère. En cette fin novembre, c'est jour de fête à Chiri, une bourgade de 6 000 habitants, perdue au fond du Sud-Ouest.
Un groupe de huit Français est en « tournée d'inspection » pour la réception des travaux. Il serait plus juste de parler de rencontre amicale. La générosité des lecteurs de Ouest-France a permis de financer la construction d'un bâtiment comprenant 4 chambres de 4 lits, une pièce de vie et une salle de bains.



De quoi accueillir 16 jeunes filles qui ne pourraient pas être scolarisées autrement. Parce qu'elles habitent à des heures de marche de l'école la plus proche et parce que leurs familles sont extrêmement démunies. Certaines n'ont même pas les moyens d'habiller leurs enfants. Alors ici, à Chiri, sous la houlette bienveillante du père Awoke Alemu, elles bénéficient d'un environnement propice à différents apprentissages. Une grande salle d'étude, financée par les Amis de Reine de Miséricorde, est à leur disposition.

Des enseignants se relaient pour leur donner des cours de soutien.
Ces jeunes filles se forment aussi aux rudiments du jardinage et de la cuisine. Entre les cours, les tâches ménagères, la répétition des chants, la messe et… un peu de volley, l’emploi du temps est chargé. Tout compris, il faut compter environ 50 € par mois et par jeune pour assurer la vie à l’internat. « Des parrains sont bienvenus », espère le jeune prêtre.


Cette vie communautaire entre membres d'ethnies qui ne se font pas toujours de cadeaux est riche de promesses. Certaines pensionnaires appartiennent à l’ethnie des Manjas, une minorité méprisée qui vivait de la production de charbon de bois avant que cela ne soit interdit.


Que feront-elles plus tard ? La question les taraude, comme n'importe quel ado, quelle que soit la latitude. Les réponses fusent. « Religieuse », glissent Bogalch Mengesha, 16 ans et Rehal Tamivu, 14 ans. « Docteur », confie Abebayu Sahelle, 15 ans.Des vocations qui traduisent incontestablement le rôle bénéfique des prêtres catholiques qui les entourent. Un jeune clergé éthiopien admirable de dévouement.A l'heure des cadeaux, les produits de beauté « made in France » les ravissent. Les réflexions et les sourires complices sont ceux de jeunes filles de leur âge. Sous le soleil d'Ethiopie, comme ailleurs, la vie s’épanouit.

François VERCELLETTO

 

2 – L’internat de Dekia
Ouest-France-solidarité nous a versé en décembre 2012 la somme de 25 000 € afin de construire un internat de garçons à Dekia, un gros village de la région de Bonga à 5 h à pied de la route la plus proche. Là aussi, les travaux ont commencé mais c’est assez compliqué. En effet, les matériaux, achetés à Djimma, sont d’abord transportés à Bonga ; puis, petit à petit, amenés jusqu’au début du chemin muletier à Wushi et à partir de là montés à dos de mule ou d’homme jusqu’à Dekia. Dans ces conditions, on comprend que les choses soient beaucoup plus lentes. De plus il n’existe pas sur place d’entrepreneur capable de mener à bien les travaux. Malgré tout, ceux-ci sont actuellement en cours.

 

 

 

 


II – Achat de moulins à grains

Dans cette zone, des ethnies considérées comme primitives sont depuis toujours exclues de la société et vivent souvent en marge.
Dans la logique de sa mission pastorale, un jeune prêtre éthiopien, le Père Paulos, s’efforce d’aider ces peuples marginalisés. Son objectif est double : d’une part, éduquer et nourrir les jeunes enfants dans de petits centres nutritionnels qu’il a montés dans chacun des villages ; d’autre part, soulager la condition des femmes le plus souvent soumises aux travaux les plus durs.Un de ces travaux est la fabrication de la farine. Ce travail se fait depuis toujours en écrasant les grains entre deux pierres ; il s’agit d’une tâche longue et très pénible. Il existe bien des moulins mais les minorités n’y ont pas accès précisément en raison de leur appartenance ethnique.
La seule solution est de leur fournir un moulin à grains fonctionnant grâce à un moteur Diesel. Il s’agit d’un moulin collectif, géré et entretenu par un responsable.
Grâce à des subventions spécifiques reçues de « Frères d’espérance » et de « Ouest-France-solidarité », nous avons pu financer trois moulins à grains : un à Bonga, l’autre à Sheka et un troisième à Dembibollo.

 

 

 

 

 

 

 


 

III - Achats de terrains et de bétail

A plusieurs reprises, nous avons été amenés à acheter des terrains et du bétail au profit de communautés villageoises qui traditionnellement ne vivaient pas de la terre mais de cueillette, de chasse et de charbon de bois. Il s’agit toujours d’actions collectives. Nous nous contenterons de prendre un exemple : celui de Kaikela.
A Kaikela, le bétail que nous avons acheté a été utilisé comme nous le souhaitions. Les bovins sont prêtés aux paysans pour travailler leurs petits lopins de terre en échange de quoi ils doivent labourer gratuitement le terrain que nous avons acheté attenant au jardin d’enfants afin d’améliorer la nourriture de ces derniers ; en plus, des brebis sont achetées pleines, confiées à des paysans qui doivent donner le premier agneau à une autre famille et ainsi de suite. Ces animaux sont bien traités et bien soignés, ce qui est rare en Ethiopie. Les paysans ont bien compris ce fonctionnement et ils sont fiers de montrer les terres labourées.

 

 

 

 

 

iv-Les réservoirs d’eau
Ces régions du Sud-ouest de l’Ethiopie sont globalement bien arrosées. Malheureusement, ces précipitations sont très irrégulières. Il existe une petite saison des pluies vers le mois de février et une saison de pluies abondantes de juillet à début septembre. Le reste de l’année, le climat est sec. Il est donc essentiel de pouvoir constituer quelques réserves pour limiter les dégâts. C’est pourquoi, nous avons acheté en divers endroits des réservoirs pouvant recueillir l’eau de pluie. Il faut non seulement acheter ces grands réservoirs en plastique (5.000 ou 10.000 litres), mais aussi les acheminer, les installer sur des socles en ciment et installer des gouttières aux bâtiments couverts de tôles.

 

 

 

 

v -Autres actions

 

A Bitta, nous avons financé un puits ; les salaires pour l’entretien des caféiers sont versés depuis plusieurs années ; des ruches ont été achetées : la production de miel permet de dégager des revenus afin de se procurer la nourriture pour un jardin d’enfants.
A Sheka, nous avons financé le repiquage de 25.000 plants de café. A Bonga, le toit de l’école et du préau attenant avait été emporté par une tempête juste après notre passage. Il a été réparé entièrement et modifié de façon à présenter moins de prise au vent.
En différents endroits, il nous a été demandé de financer du mobilier, du matériel de cuisine, de la vaisselle, des toilettes…

 






 

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