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Nouvelles 2016

Nouvelles Décembre 2016

 

Nouvelles de l’hiver 2016

1. La situation en Éthiopie

 Depuis quelques semaines, la situation s’est globalement améliorée et les manifestations violentes se sont un peu estompées. Toutefois, nous avons décidé par prudence, lors de notre prochain voyage en janvier et février, de ne pas emprunter la route pour nous rendre d’Addis-Abéba à Djimma mais plutôt l’avion. Sur la carte ci-dessous, on voit bien que le district d’Addis-Abéba la capitale (1), est enclavé dans la région Oromia (8) et c’est l’extension de ce district qui a mis le feu aux poudres il y a un an ; la route vers Djimma n’est donc pas encore totalement sûre.
Par contre, le Kaffa situé au delà et où nous nous rendons aussi se trouve dans la « région des nations nationalités et peuples du Sud » (10) ; c’est une zone qui se situe pour le moment en dehors des conflits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un an que Gete Bekalo la fondatrice et directrice de l’école de Djimma nous a quittés à l’âge de 40 ans.
Nous ne l’oublions pas.

2. L’école de Djimma

La rentrée de septembre a finalement été plus perturbée que nous ne le pensions : l’année scolaire a réellement commencé un mois et demi après la rentrée officielle, à la mi-octobre donc, en raison des troubles politiques.
Les effectifs de l’école ont encore augmenté : 349 élèves sont maintenant scolarisés. Ils sont répartis de la façon suivante :

Ces données reçues fin octobre nous inspirent quatre réflexions.
• D’abord, le total des inscrits (349) est nettement supérieur au maximum que nous nous étions fixés l’an dernier (300) ;
• de plus, nous constatons qu’un nouveau grade apparaît, le grade 5, qui correspond normalement en Éthiopie à la première année de collège. C’est pourquoi, nous devrons repréciser certaines choses avec Behailu.
• Le nombre d’inscrits dans le primaire (+ grade 5) est supérieur à la moitié des effectifs alors qu’à l’origine nous ne devions créer qu’un jardin d’enfants
• Enfin, dernière observation, le nombre de filles et de garçons est équilibré (174 filles pour 175 garçons).

 

 

 

 

Nouveau bâtiment : vue extérieure générale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux nouvelles salles

 

 

 

 

 

 

 

3. Une salle polyvalente et des brebis

 

 

 

 

Au premier trimestre de l’année 2016, nous avons envoyé 13.500 € pour la construction d’une salle polyvalente à Boba Guecha, petit village du Kaffa où nous passons chaque année : c’est la Fondation La Valinière qui a entièrement financé cette réalisation. Pour diverses raisons, nous n’avions pas encore de photos ; elles ont été envoyées il y a environ un mois. Voici la plus parlante ci-contre où on voit la salle en cours de finition. Au cours du mois de décembre, l’association « Promesse » nous a versé 1.000 € afin de financer un programme pour les veuves et femmes nécessiteusesà Madiwuta. Un même programme avait été mis en place les années précédentes dans d’autres villages du Kaffa. Nous irons en janvier contrôler ce qui a été fait.

 

 

 

 

 

 

Joyeux Noël

 

 

Nouvelles Octobre 2016

 

Nouvelles de l’automme 2016

1. Une situation explosive en Éthiopie

 

 

Depuis près d’un an, la situation dans ce grand pays d’Afrique de l’Est, réputé stable, est extrêmement préoccupante. Dans différentes régions, des manifestations parfois très violentes éclatent ; nous-mêmes, en décembre 2015 avons été témoins des premiers affrontements entre Addis- Abeba et Djimma, la route était coupée et des unités anti-émeutes ainsi que l’armée intervenaient sans ménagement. Depuis novembre 2015, les morts se comptent par centaines.

Comment en est-on arrivé là ? En octobre 2015, un projet gouvernemental visant à étendre la zone administrative de la capitale au détriment de la région Oromo (Oromia) a mis le feu aux poudres. En fait, le mal était beaucoup plus profond. Le pouvoir central est aux mains d’un peuple du Nord très minoritaire, les Tigréens (6 % de la population totale). Les Oromos (35 %), les Amharas (27 %) se sentent exclus et, ce qui au départ n’était qu’une contestation administrative, a dégénéré en conflit politique majeur qui menace la stabilité et la réputation du pays et qui risque de faire fuir les investisseurs (de nombreuses entreprises étrangères ont été saccagées ou brûlées).


Nous avons appris que l’état d’urgence a été décrété pour six mois : c’est le Premier Ministre qui l’a annoncé à la télévision le dimanche 9 octobre. On en entend peu parler en Europe car l’Éthiopie est considérée comme un pilier de stabilité politique dans cette zone de l’Afrique et on ne veut pas nuire au régime. Voici une carte de l’Éthiopie et des pays environnants situant d’une part les points de tension frontaliers d’autre part les principales villes du pays où la contestation s’est manifestée au début du mois d’août :

 

 

 

 

 

2. L’école de Djimma et le Kaffa

 

Cette situation générale provoque quelques répercutions sur notre école :

• tout d’abord les communications par Internet sont régulièrement interrompues, c’est le cas en ce moment : le gouvernement bloque le réseau de façon à entraver tout appel à manifester ; aussi, même si nous avons pu recevoir quelques photos de l’école (voir ci-contre et ci-dessous), des messages se sont perdus et il nous manque certains renseignements importants concernant notamment les effectifs exacts et leur répartition ;
• ensuite nous avons appris que l’école a été fermée plusieurs jours car la situation dans la ville de Djimma, située en territoire Oromo, était tendue ;
• cependant, la rentrée s’est effectuée dans des conditions normales comme le montrent les quelques photos reçues ;
• en principe nous devons nous rendre sur place au mois de janvier ; nous avons retardé notre voyage non pasà cause de ces troubles, mais pour des raisons de changement climatique : la saison des pluies a tendance à se prolonger depuis plusieurs années ; nous avons prévu un séjour de quatre semaines sur place et nous espérons qu’il pourra se réaliser ;
• par contre, nous savons que le Kaffa situé au delà de la ville de Djimma et où nous intervenons ponctuellement n’est pas touché par ces tensions, mais là aussi Internet ne fonctionne pas normalement. Actuellement nous lançons une campagne de dons sur helloasso.fr/rechercher/soleil d’Éthiopie.

 

Malgré le peu de nouvelles précises que nous pouvons partager en ce moment, nous faisons appel à votre compréhension.
Nous restons vigilants et comptons sur votre fidélite.

 

 

 

 

Nouvelles Août 2016

 

Nouvelles de l’été 2016

1. L’école de Djimma

 

 

 

Au mois de juillet, Behailu nous a fait savoir quels sont ses projets pour l’école de Djimma. Il a constaté que seuls 1 % des enfants issus du cycle primaire (grade 4) allaient continuer leur formation au grade 5 (qui équivaut à notre 6ème) dans une école publique. Cela s’explique parce notre école accueille les plus démunis et en continuant dans un établissement public, ils n’auront pas de repas à midi, ni de fournitures scolaires, ni d’uniforme gratuits…


C’est pourquoi, il est en cours de négociation avec les autorités afin d’obtenir un terrain sur une parcelle voisine. De plus, il voudrait pouvoir ouvrir ce grade 5 sans construire de locaux supplémentaires, simplement en rationalisant l’utilisation des locaux existants. Affaire à suivre…


Enfin, en ce qui concerne la question des toilettes pour les enseignants, il a imaginé une solution provisoire pour résoudre le problème ; mais ce n’est que partie remise, il faudrait encore 5.000 € pour trouver une réponse définitive (en effet, nous avons reçu plusieurs dons dans ce sens mais c’est encore insuffisant).

 

 

 

 

 2. Dans le Kaffa

 Depuis le mois de février et grâce à des dons spécifiques, trois versements ont été effectués : l’un en février de 7.000€ pour, d’une part l’achat de deux terrains (5.000 €, don de la Fondation La Ferthé) et d’autre part un programme pour des personnes âgées et des lépreux à Bonga (achat de matelas, couvertures : 2.000 €, somme versée par l’association « Partenaires » de Paris) ; l’autre en avril de 13.500 €, somme versée par la Fondation La Valinière pour la construction d’une salle polyvalente à Boba Guecha, le dernier en juillet de 3.000 € pour un terrain à Dukra.

Soit un total de 23.500 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les personnes âgées ou atteintes de la lèpre bénéficiaires des matelas et des couvertures

 

 

 

 

 

Nouvelles Juin 2016

 

L’école après Gete

 

 

Six mois exactement se sont écoulés depuis le décès de Gete. Nous ne pouvons pas l’oublier bien sûr, mais l’école continue sous la direction de son mari Behailu : c’est un engagement très ferme qu’il avait pris avant son départ… Il s’y tient résolument.

 

 

Tout d’abord, les travaux ont continué et voici ce que nous écrivait à la fin du mois de mai notre correspondante en Éthiopie, Maud Bayon : « Nous avons vu Behailu il y a quelques jours, il a dû passer une journée sur Addis. Il allait assez bien, et nous a dit que les enfants aussi. Il nous a montré des photos de l'école qu'il avait l'intention de vous envoyer (voir les deux photos) ... L'école est quasi terminée, il ne reste plus que les peintures et de petites finitions. Le bâtiment (il s’agit du deuxième bâtiment) est très joli. Behailu travaille aussi en ce moment sur la question des toilettes, chose prioritaire à mettre en place par rapport aux exigences du bureau de l'éducation. Il essaye de trouver une solution provisoire avant d'avoir le budget pour réaliser quelque chose dans les règles de l'art. Je pense qu'il s'en sort plutôt bien. Il nous a aussi dit que le staff de l'école et lui-même travaillaient sur un petit livret décrivant l'école, depuis sa création, pour retracer le parcours et l'oeuvre de Gete. Je trouve que c'est une très bonne idée et je pense que cela vous sera utile pour vos donateurs actuels ou potentiels.»

 

 

 

 

Et maintenant une précision en ce qui concerne le coût de fonctionnement. Depuis janvier dernier, nous avons dû revoir à la hausse la somme que nous versons : au lieu de 2.200 € par mois, nous versons maintenant 2.600 €. Pourquoi une telle augmentation ? En visitant l’école en décembre, nous avions été étonnés qu’une partie du personnel change assez souvent et il s’est avéré que les salaires n’étaient pas suffisants. Nous avons donc convenu d’une augmentation substantielle : si nous voulons un enseignement de qualité, il faut que les rémunérations soient en rapport. Notons que nous versons 18 salaires : le directeur, 14 enseignants ou assistants, une cuisinière, une maman agent d’entretien et un garde. La part de tous ces salaires qui représentait autrefois 49 % du fonctionnement est maintenant passée à 58 %, le montant de la nourriture (pain, riz, injera, légumes et pâtes) et des charges restant à peu près constants.

 

 

 

 

 

Voici enfin l’évolution du coût de fonctionnement de 2002 à 2016 : on est passé de 250 € à 2.600 € par mois...L’évolution est exponentielle pour quatre raisons : l’inflation importante en Éthiopie, le réajustement des salaires, l’embauche cette année d’un nouvel enseignant et enfin la croissance des effectifs ; ces derniers sont maintenant stabilisés. Nous pensons désormais pouvoir ralentir cette évolution.

 

 

 

Deux choses à retenir :
1. la part importante des salaires dans le fonctionnement
2. la nécessité de répondre aux exigences du Bureau de l’Éducation (essentiellement la construction de toilettes spécifiques au personnel : 6.000 € sont à trouver rapidement…)

 

Merci de votre fidélité

 

 

 

Nouvelles Février 2016

 

Retour d’Éthiopie(2)

Tout d’abord, nous savons que, malgré la disparition de Gete, l’école de Djimma fonctionne bien : son mari, Behailu, a pris les choses en main avec détermination.

 

 

 

Par ailleurs, dans le Kaffa nous avons pu envoyer 37.800 € en 2015 ; ce fut une année exceptionnelle grâce surtout à la Fondation « La Valinière », à l’association « Frères d’espérance » ainsi que quelques généreux donateurs. Voici comment ces fonds ont été répartis.

 

 

1. Yiliyo (13.500 €)

 

 

• la cuisine (8.500 €)
La cuisine pour le jardin d’enfants a été commencée fin février mais n’était pas encore terminée à la fin de l’année car le constructeur avait eu un accident (chute d’un toit) et il a été arrêté pendant sept mois ; les travaux ont repris et sont en bonne voie comme on peut le voir sur la photo.

 

 

 

 

• les réservoirs d’eau (5.000 €)
deux réservoirs d’eau de 5.000 l chacun attenant à l’église ont été financés ; cette eau est précieuse pour les enfants.

 

 

 

 

 

 

 

Voici aussi quelques photos d’enfants de minorités. Ils vont profiter bientôt de cette cuisine et ils profitent déjà de ces réservoirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Gachafa (8.000 €)

• les toilettes : l’an dernier, nous avions visité cette école publique misérable de plus de 700 élèves. 4 toilettes ont été construites pour les garçons et autant pour les filles ; sur chaque photo on n’en voit que 2 mais il y en a 2 autres au dos : c’était le plus urgent au niveau sanitaire… mais il y aurait encore tant à faire !

 

3. Programmes jardins d’enfants à Wocha et Gadda (5.000 €)

Il s’agit de programmes éducatifs et sanitaires qui ont été mis en place par le prêtre en juillet et août derniers (c’était la saison des pluies à ce moment-là) pour que les enfants ne restent pas enfermés chez eux et qu’ils aient au moins un repas à midi.

• Wocha : c’est la 3ème fois que nous allons dans ce village ; il y a deux ans, nous étions les premiers Occidentaux qu’ils voyaient ; les gens et les enfants sont heureux de nous accueillir.

• Gadda : nous nous sommes rendus à proximité de ce village mais nous n’avons pas pu l’atteindre car la rivière était en crue. Les enfants et les maîtres sont alors venus, ils ont chanté et nous ont jeté des fleurs de l’autre côté de la rivière pour nous remercier. Ce moment a été l’un des plus émouvants de notre séjour.

 

4. Terrain à Dukura (2.000 €)

Ce terrain a été acheté afin de pouvoir y implanter un jardin d’enfants et pour que ceux-ci n’aient pas à traverser un marécage. Ce jardin fonctionne dans une grande hutte mais c’est provisoire. 1.000 caféiers ont déjà été plantés et une bonne récolte de haricots a été faite afin de nourrir ces enfants (une centaine).

 

5. À Boka et Madiwuta : 4 réservoirs d’eau et bétail (7.800 €)

 

 

Voici deux boeufs pour le labour à Boka : ces animaux appartiennent à la paroisse et sont destinés à être prêtés à ceux qui en ont besoin et surtout à labourer le terrain autour du jardin d’enfants pour la production de légumes. À droite un des 4 réservoirs d’eau achetés prêt à être posé sur son socle en ciment

 

 

 

6. À Wocha, achat de brebis (1.500 €)

 

 

Des brebis ont été achetés pour 20 personnes pauvres du village : lorsque les brebis seront pleines, les bénéficiaires revendront l’agneau et reverseront une partie de son prix jusqu’à ce qu’elles aient remboursé la brebis. D’autres bêtes pourront être achetées et ainsi de suite. Ce micro-projet fonctionne grâce à un comité mis en place dans le village ; il est chargé de contrôler les transactions. Un tel programme fonctionne dans un autre village depuis deux ans.

 

 

 

 

 

 

 






 

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